Correspondance Privée
Accueil du siteLa correspondance privée chez Free
Dernière mise à jour :
mardi 13 septembre 2011
Statistiques éditoriales :
19 Articles
1 Brève
0 site
31 Auteurs

Statistiques des visites :
507 aujourd'hui
0 hier
150259 depuis le début
   
On va s’en occuper, monsieur ! — Psst, Marcel... Benne-moi ça discretos.
jeudi 15 mars 2007
par Albert ARIBAUD

(note ajoutée le 15 mars 2007 : cet article a été publié le 8 février 2007 mais de nouveaux cas se font jour régulièrement, qui confirment s’il le fallait le problème décrit. Bien que je ne doute pas une seconde du fait que Free lit les groupes Usenet où ces problèmes sont rapportés ou les newsletters qui s’en font l’écho — coucou Martin — je vais partir du principe que ce qui va sans dire va encore mieux si on le dit, et j’entame donc de ce pas la phase 2 : en causer à Free. Je vous tiendrai au courant, bien entendu.)

Un nouveau cas de mauvais traitement à, pardon, de, correspondance privée par Free.

Nicolas (non, pas celui-là, un autre) a la charge d’un serveur de courrier à son travail, et il utilise une adresse Free pour vérifier le bon traitement des courriers reçus ; il arrive donc que le système qu’il gère envoie des mails à cette adresse Free pour signaler les non-remises de courriers émis depuis cette adresse [1].

Récemment, un de ces mails de notification n’est pas arrivé. Comme Nicolas sait que son système a bien envoyé le mail, et comme il a accès aux logs d’envoi, il jette un oeil et constate que le mail a été accepté par le SMTP de Free avec la mention :

250 Spam Detected; Discarded Email

Pour les lecteurs qui ne parlent pas le SMTP couramment, ce message se compose d’une réponse numérique 250 qui signifie "Message accepté, pas d’erreur" et d’un commentaire optionnel qui dit explicitement "Spam repéré, le courrier a été écarté", euphémisme pour dire "détruit". Mais ce n’est qu’un commentaire ; la réponse officielle est "OK".

Il y a là deux problèmes.

Primo, le courrier n’était pas du spam. C’était un message d’information généré automatiquement par le système que gère Nicolas à son travail. Mais Nicolas n’a pas le moyen de dire à Free que ce n’est pas un spam, et encore moins le moyen d’obtenir qu’il ne soit plus rejeté.

Secundo, le comportement du serveur de Free est trompeur : il signale le problème, mais en commentaire d’une réponse officielle qui dit le contraire de ce qui est fait.

Je comprends que Free veuille éliminer le spam à la source, dès son arrivée sur son SMTP. Mais ce n’est pas une raison pour bloquer des courriers légitimes qui constituent une correspondance privée reconnue et comme tels sont protégés ; et c’est encore moins une raison pour pervertir le protocole SMTP et tromper l’émetteur légitime sur le sort des courriers qu’il envoie.

NdE : suite à une relecture par Nicolas, j’ai rectifié l’article pour refléter le fait que, le mail concerné n’était pas un simple envoi de test mais une notification de non remise.

[1] Bien sûr, ces notifications de non-remise ne sont pas envoyées si le système suspecte que l’émetteur du mail rejeté est usurpé.